Briefwechsel Tobias Mayer


Kurzinformation zum Brief Zum Original
Verfasser Delisle, Joseph-Nicolas (1688–1768)[1]
Empfänger Mayer, Tobias (1723–1762)
Ort Paris
Datum 23. November 1749
Signatur
Reinschrift SUB Göttingen: Cod. Ms. T. Mayer 15.2, Bl. 12r–13v (Unterschrift fehlt)
Abschrift Observatoire Paris/Meudon: B1/5-109, Bl. 1r–8v
Fotokopie der Abschrift SUB Göttingen: Cod. Ms. T. Mayer 15.2, Bl. 13A–13P
Transkription
  • Forbes, Eric Gray (1933-1984): La correspondance astronomique entre Joseph-Nicolas Delisle et Tobias Mayer. Revue d'histoire des sciences 36/2 (1983), S. 113–151, hier S. 137–143
Anmerkungen Hans Gaab, Fürth

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            De Monsieur Tobie Mayer
à Nuremberg
    à Paris de   Octobre 1749.
      finie le 23 novembre 1749

Monsieur

Ce n'a été que faute de loisir que je n'ay pas repondu plustot à votre dernière du 11 avril de cette année; qui m'a fait un veritable plaisir comme les précédentes; mais je vous prie d'etre persuadé que si je ne vous ai pas encore envoiées toutes les observations que vous avez souhaitées de moy; ce n'est point par reserve ni par aucun autre motif semblable, mais seulement parce que je n'ay pas eu le tems de continuer notre correspondance avec l'ardeur avec laquelle nous l'avions commencée. Je vous avouerai cependant qu'il pourroit y avoir parmis les observations que je vous enverrai quelques unes que je vous prierai de vouloir bien vous reserver à vous seul sans les publier; afin d'en laisser la satisfaction à ceux à qui elles appartiennent. Vous voiez bien que je veux parler des observations de nos astronomes d'ici, qu'ils me communiquent volontiers; mais qu'ils souhaitent aussi de publier les premiers dans les mémoires de notre Academie, dont l'impression est en retard de quelques années.

[Bl. 1v]
Vous m'avez envoie par votre premiere lettre outre votre observation de l'éclipsé du Soleil du 25. Juillet de l'année dernière, celle de l'occultation de la Lune par les Pleiades du 20 octob. 1747, & 3 autres occultations d'Etoiles par la Lune du 22 fevr.; 4 may, & 10 juillet 1748 & enfin deux immers. du 1. sat. de ♃ du 10 et 18 juillet de la mesme année; car pour le passage de la Lune par les pléiades du 16 aoust 1748, vous avez différé de m'en donner connoissance jusqu'à vôtre dernière du 11 avril de la présente année.

Je vous ai repondu dans ma premiere lettre du 25 sept. 1748 que j'avois à la vérité observé les passages de la Lune par les Pleiades le 20 octob. 1747 & le 16 aoust 1748; mais que j'avois encore quelques informations à faire sur le premier de ces passages que j'avois observé (seul) à l'observatoire Roial (par un mauvais tems & sans connoitre l'erreur de la pendule dont je me servois, n'y aiant qu'un mois que j'etois arrivé à Paris) toutes informations faites tant sur ce passage que sur celui du 16 aoust de l'année dernière j'ay trouvé de si grandes differences dans les observations de differens observateurs à Paris que j'ay cru que je ne pourrois connoitre le vray qu'en dressant une figure pour représenter toutes les observations de ce passage; & c'est ce que je n'ay pas eu le tems de faire jusqu'à present; voici cependant ce que nous avons observez ici sur ces deux passages.

Dans le passage du 20 oct. 1747 je n'ay observé que

[Bl. 2r]
l'entrée de deux étoiles sur le bord éclairé de la Lune et encore je n'ay pu reconnoitre qu'elles etoient ces deux étoiles; l'une est entrée à 10h 26′ 43″ de tems vray & l'autre à 10h 49′ 7″ Mr le Monnier le fils[2] qui est le seul qui a observé ce passage à Paris après moy dans un autre endroit que celui ou j'etois, la difference de nos méridiens étant d'une sec. de tems dont il est à l'occident de moy a marqué les Immersions des deux mesmes étoiles que moy; il a trouvé celle de la premiere étoile à 10h 26′ 39″ de tems vray & celle de la seconde à 10h 49′ 2″ mais il estime le tems de cette seconde moins exact que celui de la precedente. Au reste il nomme la premiere étoile e. C'est Taygeta suivant la denomination du P. Riccioli[3] dont nous nous servons icy. Pour l'autre étoile il ne la nomme pas; mais il est facile à voir que c'est la mesme que j'ay observée à l'observatoire Royal puisque je l'ai poursuivie sur le bord éclairé de la Lune 5 sec. plus longtems que Mr le Monnier de mesme que j'avois poursuivi l'autre étoile 4 sec. plus tard que lui. Cette difference de 4 à 5 sec. dans nos observations ne vient pas toute de la difference de nos méridiens qui n'est comme j'ay dit que d'une seconde mais la plus grande partie provient sans doute de la différente manière de régler l'horloge. Quoyqu'il puisse y avoir aussi une partie de cette différence qui provienne de la difference de nos lunettes car dans ces

[Bl. 2v]
immersions qui se sont dans la partie claire de la Lune. Je ne doute pas que l'on ne poursuive plus longtems l'étoile avec de plus longues ou de meilleures lunettes qu'avec de plus courtes et de plus médiocres j'ay emploie à l'observatoire Roial une lunette de Campani[4] de 18 pieds et je me souviens d'avoir poursuivi ces étoiles jusqu'au dernier moment de leur disparition; ce que Mr le Monnier n'aura peut etre pu faire s'etant servi de lunettes plus courtes. Au reste Mr le Monnier m'a encore communiqué sur ce passage la O″ de l'étoile g ou de Celeno avec la Lune laquelle lui a parue se faire à 10h 34' de tems vray cette étoile étant alors en apparence dans la ligne des cornes, il n'en marque pas la distance.

Je vous ai déjà mandé dans ma lettre du 25 sept. 1748 que je n'ay pas observées les 3 occultations d'étoiles par la Lune que vous avez vues à Nuremberg le. 22 fevr. 4 may & 10 juillet 1748 et j'ay oublié de m'in- former des autres astronomes de Paris s'ils les ont observée c'est ce que je vais faire et je vous en donnerai avis dans ma premiere (v. post script.)

Je vous ai mandé dans ma lettre du 25 sept. 1748 ce qui resultoit de la comparaison de nos observations sur l'immersion du 1. sat. du 10 Juillet de la mesme année, qui a donné la difference de nos méridiens de

[Bl. 3r]
34′ 28 après la reduction faite de nos lunettes l'une à l'autre. Je n'ay pas encore demandé cette observation à Mr Maraldi[5] pour voir comment elle s'accorde avec la mienne. Je la lui demanderai à son retour de la campagne après la St. Martin[6] et je vous en informerai.

Pour ce qui est du célèbre passage de la Lune par les pléiades du 16 Aoust 1748 au matin dont vous m'avez envoiées les observations que vous en avez faites à Nuremberg et cela dans votre dernière lettre du 11 avril de la présente année. Quoyque tous les astronomes observateurs qui étoient alors à Paris y ussent fait attention vous serez surpris du peu d'accord de leurs observations; voici ce qu'ils m'ont communiquez que j'ay comparé avec ce que j'ay observé séparément d'eux. Voici premièrement mon observation.

Lorsque j'ay commencé à observer, Celeno ou l'étoile g etoit déjà entrée. J'ay observé l'entrée de Taygeta ou de l'étoile e à 2h 45′ 5″ t[emps] vray avec une lunette de 18 pieds. Electra ou l'étoile b m'a parüe en conjonction avec la Lune ou dans la ligne des cornes à 2h 59′ 10″ environ. Maia ou l'et. c m'a parüe entrer à 3h 6' 25" et la supérieure la moins claire des deux petites étoiles qui composent l'étoile o ou Asterope est entrée à 3h 12′ 40″. J'ay marqué l'observation de la plus claire de ces deux

[Bl. 3v]
étoiles. Toutes ces immersions ont été observées avec une bonne lunette de 18 pieds qui n'etoit pas trop grand pour pouvoir poursuivre ces petites étoiles jusqu'à leur entière disparition sur le bord éclairé de la Lune; la difficulté qu'il y avoit cependant à se servir d'une si longue lunette à cause de la grande hauteur de la Lune a pu nuire à la précision de l'observation et rendre ces immersions douteuses à une ou deux secondes prez; ce qui est principalement arrivé à l'égard de l'étoile d Asterope que j'ay eue toutes les peines du monde à apercevoir sur le bord de la Lune. Pour ce qui est des emersions comme elles se dévoient faire de la partie obscure de la Lune je me suis contenté d'y emploier une lunette de 8 pieds avec laquelle j'ay observée exactement l'emersion de Celeno ou de l'étoile g à 3h 30′ 19″ & celle de l'étoile e ou Taygeta à 3h 58′ 10″ mais cette dernière emersion est un peu douteuse à cause des nuées qui sont survenues et qui s'etant accumulées ont fait disparoitre entièrement la Lune le reste de la nuit; j'ay aussi observé entre ces deux emersions la ☌ apparente de la Lune avec Merope ou l'et. d à 3h 44′ 10″ environ.

Mr l'abbé de la Caille[7] auteur des ephemerides qui paroissent à Paris et trez exact observateur m'a communiqué son observation comme il suit

16 Aoust 1748 à Paris tems vray matin au College Mazarin.

3.h 44.′ 37. ″  Immersion de Taygeta lunette 12 pieds

[Bl. 4r]
3    59   50   Emersion lunette de 5 pieds
2    59   35   Electra dans la ligne des cornes
3      6    4½   Immersion de Maia lunette de 12 pieds
3    30   14   Emersion de Celeno lunette de 5 pieds

Voici l'observation de Mr Bouguer[8] comme il me l'a donnée. Il observait dans la rue des Postes à Paris

le 16 Aoust 1748, avec une lunette de 8 pieds.

Taygeta s'immerge dans la partie claire de la Lune à 2h 44′ 39″ de tems vray et environ le tiers de la distance de Galilée à Grimaldi, et Maya à 3h 5&prine; 58″. Il peut y avoir quelques secondes d'incertitude sur l'état de la pendule: le midy a été déterminé chaque jour au quart de cercle mural mais on n'avoit eu recours à des hauteurs correspondantes que le 5 du mesme mois & c'est sur la difference qu'on avoit trouvée qu'on a jugé du midy du 16 Aoust.

Les autres observateurs de Paris ont été Mrs. Cassini[9] & Maraldi,[10] outre Mr Chabert[11] officier de Marine à qui Mr le Monnier avoit recommandé de faire cette observation pendant qu'il la feroit en Ecosse ou il etoit allé pour l'observation de l'eclipse du soleil dernière. Mais je ne peux vous envoier leurs observations qu'aprez le retour de Mrs Cassini et Maraldi de leur campagne parcequ'il y a encore plusieurs informations à faire de ces

[Bl. 4v]
messieurs qui ne se sont pas accordez sur ce qu'ils m'ont communiquez de leurs observations. A l'égard du passage de la Lune par les pléiades du 9 octob. de l'année dernière que vous avez pu observer si fort à votre contentement, je suis bien fasché que les nuées qui ont couvert la Lune toute la nuit m'aient empêché d'en faire aucune observation. J'ay fait mention jusqu'ici de toutes les observations correspondantes à celles que vous m'avez envoiées. J'en attends la suite avec bien de l'empressement soit que vous me les envoiez manuscriptes ou imprimées. Je vous promets de vous envoier toujours les nôtres correspondantes avec la clause seulement que vous vous les réserverez à vous seul sans les faire imprimer avant nous. J'attends avec grande impatience de voir le 1. tome de vos ephemerides[12] cosmographiques dont vous m'avez mandé que le 1. tome devoit être achevé au mois de 7bre. dernier et dans lequel vous deviez mettre la collection de toutes les observations que vous avez recueillies sur l'eclipse dernière du Soleil avec toutes celles que vous avez faites vous même pendant les années 1747 et 1748. Je ne sçai dans quelle langue vous faites imprimer cet ouvrage il conviendroit qu'il le fut en latin ou en françois qui est une langue beaucoup plus rependue que l'allemand. Vous contentez vous de publier dans cet ouvrage les observations toutes nues? Ou y ajoutez vous les comparaisons entre elles avec les

[Bl. 5r]
résultats et les determinations astronomiques et géographiques qui s'en peuvent tirer? Vous me parlez dans votre lettre du 6. 9bre. de l'année dernière de l'incertitude de déduire les longitudes géographiques par les eclipses de Lune et même par les satellites de Jupiter et vous paroissez préférer les eclipses du Soleil et les occultations des étoiles fixes par la Lune à cause de la précision avec laquelle on les peut observer, qui va jusqu'à la seconde. Je suis de votre sentiment sur cela; mais sur ce que vous ajoutez qu'il n'y a qu'un peu de peine à prendre pour faire dans ces sortes d'eclipses la reduction que demande la parallaxe, et que les elemens qui entrent dans ce calcul sont connus avec une precision suffisante je ne suis pas tout à fait de votre avis et je vous ai mandé dans ma lettre du 3 mars de cette année la difficulté que j'avois trouvée à faire usage de ces sortes d'observations pour la recherche des longitudes; cette difficulté vient en partie de la figure ellipsoïde de la Terre à laquelle il faut avoir égard et qui fait varier les parallaxes de la Lune bien plus que dans la figure spherique mais le principal est la longueur du calcul qu'il faut entreprendre pour rectifier le lieu de la Lune par les observations car on ne peut déduire sûrement de ces sortes d'observations les longitudes géographiques que l'on n'ait

[Bl. 5v]
rectifié le lieu de la Lune tant en longitude qu'en latitude que l'on n'ait constaté le demi- diametre de la Lune et sa parallaxe horizontale ce qui demande bien des calculs et des tentatives; je suis venu à bout de surmonter toutes ces difficultés quant a la théorie; mais la longueur du calcul m'a empêché d'en faire tout l'usage que j'aurois souhaité dans la dernière eclipse du Soleil; à cause de mes autres occupations; je souhaiterois que d'autres astronomes essayassent la même chose pour en sentir toute la difficulté ou au moins la longueur. Mais s'ils le font il est nécessaire qu'ils nous disent par quelle méthode et jusqu'à quelle precision ils poussent le calcul des parallaxes de la Lune.

Les méthodes dont je parle ici sont cependant des plus utiles à pratiquer, car outre l'utilité dont elles seroient pour la perfection de la perfection de la géographie vous voiez que cela nous donneroit autant de positions très exactes du vray lieu de la Lune en longitude et en latitude et nous fourniroit le moien de determiner aussi souvent la parallaxe de la Lune avec autant ou plus d'exactitude que l'on le peut peut être faire par quelque autre moyen que ce soit ce sont ces considerations qui me font vous prier de vous appliquer à cette recherche autant que vous pourrez et de me mander

[Bl. 6r]
en detail ce que vous y trouverez.

J'attends toujours la réponse de Mr. Frantz sur les commissions que je lui ai données dans ma lettre du 27. may 1748. Il m'a à la vérité repondu le 18. aoust suivant; mais depuis ce tems je n'ay pas encore reçu le paquet, qu'il avoit promis m'envoier alors par Mr. Julien:[13] il y avoit outre les livres que j'ai demandez à Mr: Frantz un petit paquet qu'il avoit reçu pour moy de feu Mr. Haude[14] libraire de Berlin et quoy que Mr. Julien ait reçu un envoi de Nuremberg ni l'un ni l'autre de mes paquets ne s'y sont point trouvez. Je vous prie Monsieur d'en demander la raison a Mr. Franz en lui faisant bien mes complimens. Gomment se porte Mr. Doppelmaier? Car depuis que je ne suis plus avec des allemands comme je l'etois pendant mon séjour en Russie je n'ay plus de nouvelles de ce qui se passe parmi les Professeurs d'Allemagne. Je scai bien que Mr. Franz a été détourné par son voyage de Vienne[15] mais je voudrois bien sçavoir à present qu'il est de retour ce que je dois espérer pour avoir dans la suite une plus prompte expedition de pareils envois.

[Bl. 6v]
L'interest que je prends a la géographie me fait désirer bien ardemment de voir le commencement de vos ephemerides géographiques. Je vous prie de m'en envoyer un exemplaire aussitôt qu'elles seront en état d'etre publiées j'espère y pouvoir contribuer dans la suite lorsque j'aurois vu votre plan pourvu qu'il soit écrit en françois ou en latin.

J'espère que vous aurez continuez à observer comme vous vous étiez proposé de le faire les hauteurs méridiennes des étoiles fixes ou plustot les distances au Zenith de celles qui n'en sont éloignées que de 3. degrez puisque l'instrument dont vous vous servez pour cela n'a pas plus d'eten- diie. Vous m'avez marquez dans votre lettre du 6. 9bre. 1748 que vous aviez observées les distances de y du dragon et de a de Persée à votre Zenith et que vous les aviez comparées à celles que Mre. Cassini et Le Monnier avoient établies pour Paris l'an 1740, mais que vous souhaitiez les comparer à quelques autres plus récentes qui vous manqueroient alors. Dans votre dernière lettre du 11. Avril 1749, vous ajoutez que vous vous étiez proposé de continuer

[Bl. 7r]
cet été les observations sur les étoiles qui doivent passer par le Zenith de Nuremberg principalement sur μ de la Grande Ourse qui y devoit passer dans le crépuscule au mois de juin et sur fi et y du Dragon qui y dévoient passer au mois d'Aoust et de 7bre. et enfin vous me marquez que vous seriez bien aise si je me donnois la peine de faire ces observations de concert avec vous. Quoi que je n'aye point fait ces observations et que je n'aye pas même d'instrument pour cela qui approche de la grandeur du votre que vous me dites avoir 8 pieds de longueur vous pouvez cependant me communiquer toutes vos observations et je vous en enverrai les correspondantes faites par nos astronomes d'ici qui s'appliquent à cette sorte de recherche et qui ont les instrumens les plus propres; cette recherche de la difference exacte de nos hauteurs du Pole est d'une trez grande utilité pour l'astronomie; à cause des observations faites depuis si longtemps dans ces deux célèbres villes. Les anciennes observations surtout de Walther que Mr. L'abbé de la Caille a examinées cette année plus exactement que l'on n'avoit encore fait et desquelles il a tiré tout les

[Bl. 7v]
elemens de la théorie du Soleil du tems de Walther ces observations dis je comparées avec celles que vous pouvez faire ne peuvent qu'être extrêmement utiles pour examiner la variation qui a du arriver soit dans l'obliquité de l'ecliptique, la hauteur du Pole, le lieu de l'apogée du Soleil, l'excentricité de son orbite etc. Mais il faut pour cela vous assurer de la veritable difference de situation entre le lieu de Nuremberg ou vous observez et les deux différents lieux ou a observé Walther (dont il reste encore des marques) à quoy vous devez ajouter la situation de l'observatoire de Mr. Wurzelbaur; car quoy qu'il soit à present certain qu'il se soit trez considérablement trompé dans la quantité des refractions, et dans la hauteur du Pole qu'il a établie et par consequent dans les autres elemens de la théorie du Soleil qui en résultent; on pourra toujours recorriger ses observations qui méritent par consequent d'etre conservées et comparées aux vôtres quant ce ne seroit que pour voir jusqu'à quel point d'exactitude il a pu observer avec ses instruments sans lunettes à la façon de ceux d'Hevelius[16] et

[Bl. 8r]
de Tycho[17] etc.

Je suis avec tout l'attachement et l'estime possible
Monsieur

votre très humble et
très obéissant servit.
De L'Isle

P. S. Voici les observations que Mr. Le Monnier m'a données correspondantes aux vôtres du 22. février 4. may et 9. juillet 1748. faites a Paris le 21. février au matin à 5h. 2′. 5″ ½ de tems vray. Les deux bords de la Lune a precede Antares de 0h. 57′. 14″. ¼ au 2. de C. mural (de 5. pieds de raïon) son bord inférieur étant à 74° 38′ 47″ ½ de distance apparente au Zenith, (la hauteur du Pole du lieu de ces observations est d'environ 48°. 52′. 5″.)

Le 22. fev. à 6h. 1/2 du matin la Lune étant regardée avec une lunette de 14. pieds Mr. Le Monnier n'a point vue l'étoile τ du ♏ laquelle selon le calcul devoit pourtant ne s'éclipser qu'à 6h. 41′. ¾.

Le 4. may 1748. δ de l'Ecrevisse a été éclipsée par la Lune trés Exactement à 9h. 23′. 9″. ½ de tems vray avec une lunette de 14. pieds et l'emersion a été

[Bl. 8v]
assez bien observée à 10h. 12′. 51″. ou 52. même lunette.

Le 9. juillet 1748. Mr. Le Monnier étant en route pour l'Ecosse il avoit laissé un officier de Marine dans son observatoire à Paris qui a marqué qu'un orage qui venoit du sud lui avoit fait manquer l'observation de l'eclipse de l'et a par la Lune mais que le même jour 9. juillet à 11h. 15′. 22″. de tems vray le bord de la Lune avoit passé au méridien et que ç'avoit été presqu'a la même hauteur qu'Antares qui avoit precede ce même bord de 2h. 18′. 45″. en tems de l'horloge dont 360°. 0′. 0″. repondoient alors à 23h. 56′. 11″. et qu'en fin la distance apparente du bord sup. de la ☽ au Zenith avoit été observée de 75°. 23′. 10″. et celle d'Antarés de 74°. 38′. 50″. et cela au lieu dont je vous ai marqué la latitude cy dessus.

Lorsque, nos astronomes seront revenus de la campagne aprez la fin des vacances je leur demanderai s'ils ont fait quelques unes de ces observations.


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[Übersetzung]

            Von Herrn Tobias Mayer
in Nuremberg
    aus Paris den   Oktober 1749.
      abgeschlossen am 23. November 1749

Mein Herr

Dass ich Ihren letzten Brief vom 11. April dieses Jahres nicht früher beantwortet habe, lag lediglich an meinem Zeitmangel; er hat mir, wie die vorherigen, große Freude bereitet. Ich versichere Ihnen jedoch, dass, falls ich Ihnen noch nicht alle gewünschten Anmerkungen übermittelt habe, dies nicht aus Zurückhaltung oder einem ähnlichen Grund geschehen ist, sondern einfach, weil ich nicht die Zeit hatte, unseren Briefwechsel mit dem Eifer fortzusetzen, mit dem wir ihn begonnen hatten. Ich muss allerdings gestehen, dass sich unter den von mir an Sie gesendeten Aufzeichnungen einige Beobachtungen befinden, die Sie bitte für sich behalten und nicht veröffentlichen sollten, damit die Genugtuung darüber denen überlassen bleibt, denen sie zustehen. Sie sehen ja, dass ich hier über die Beobachtungen unserer Astronomen sprechen möchte, die diese mir freiwillig mitteilen; die sie aber auch zuerst in den Memoiren unserer Akademie veröffentlichen möchten, deren Druck einige Jahre verzögert ist.

In Ihrem ersten Brief an mich erwähnten Sie neben Ihrer Beobachtung der Sonnenfinsternis vom 25. Juli des vergangenen Jahres auch die Bedeckung des Mondes durch die Plejaden am 20. Oktober 1747 sowie drei weitere Sternbedeckungen durch den Mond am 22. Februar, 4. Mai und 10. Juli 1748 und schließlich zwei Immersionen des ersten Jupitermondes vom 10. und 18. Juli desselben Jahres. Die Information über den Durchgang des Mondes durch die Plejaden am 16. August 1748 enthielten Sie mir bis zu Ihrem letzten Brief vom 11. April dieses Jahres vor.

In meinem ersten Brief vom 25. September 1748 antwortete ich Ihnen, dass ich die Durchgänge des Mondes durch die Plejaden am 20. Oktober 1747 und am 16. August 1748 tatsächlich beobachtet habe. Ich musste jedoch noch einige Informationen über die erste dieser Passagen sammeln, die ich (allein) in der Königlichen Sternwarte beobachtet hatte (bei schlechtem Wetter und ohne Kenntnis der Ganggenauigkeit meiner Uhr, da ich erst seit einem Monat in Paris war). Nachdem ich alle Informationen zu dieser Passage sowie zur Passage vom 16. August des Vorjahres zusammengetragen hatte, stellte ich so große Unterschiede in den Beobachtungen verschiedener Pariser Beobachter fest, dass ich glaubte, die Wahrheit nur durch die Erstellung eines Diagramms, das alle Beobachtungen dieser Passage darstellt, ermitteln zu können. Und dazu hatte ich bisher keine Zeit; hier ist jedoch, was wir hier zu diesen beiden Passagen beobachtet haben.

Im Verlauf des 20. Oktober 1747 beobachtete ich lediglich das Erscheinen zweier Sterne am beleuchteten Rand des Mondes, und selbst da konnte ich nicht erkennen, um welche Sterne es sich handelte. Der eine Stern trat um 10h 26′ 43″ wahrer Zeit ein, der andere um 10h 49′ 47″. Herr Le Monnier der Sohn, der als Einziger diesen Transit neben mir in Paris beobachtete, von einem anderen Ort aus als ich (der Unterschied in unseren Meridianen beträgt eine Zeitsekunde; er befindet sich westlich von mir), markierte die Zeitpunkte des Untergangs der beiden gleichen Sterne wie ich. Er ermittelte für den ersten Stern eine wahre Zeit von 10h 26′ 39″ und für den zweiten eine von 10h 49′ 02″, wobei er die Zeitangabe des zweiten Sterns als ungenauer einstuft. Außerdem gab er dem ersten Stern den Namen e. Dies ist Taygeta, gemäß der Nomenklatur von Pater Riccioli, die wir hier verwenden. Er benannte den anderen Stern nicht; aber man kann leicht erkennen, dass es derselbe ist, den ich in der Königlichen Sternwarte beobachtet habe, da ich ihn am beleuchteten Rand des Mondes 5 Sekunden länger verfolgt habe als Herr Le Monnier, genau wie ich den anderen Stern 4 Sekunden später als er verfolgt hatte. Dieser Unterschied von 4 bis 5 Sekunden in unseren Beobachtungen rührt nicht allein von der Differenz unserer Meridiane her, die, wie bereits erwähnt, nur eine Sekunde beträgt, sondern größtenteils wahrscheinlich von der unterschiedlichen Einstellung unserer Uhren. Ein Teil dieses Unterschieds mag jedoch auch auf die Unterschiede in unseren Teleskopen zurückzuführen sein, da diese Immersionen im hellen Teil des Mondes stattfanden. Ich habe keinen Zweifel daran, dass man einen Stern mit längeren oder besseren Teleskopen länger beobachten kann als mit kürzeren und weniger leistungsfähigen. Ich benutzte ein 5,5 Meter langes Campani-Teleskop an der Königlichen Sternwarte und erinnere mich daran, die Sterne bis zum letzten Augenblick ihres Verschwindens verfolgt zu haben; etwas, das Herrn Le Monnier mit seinen kürzeren Teleskopen möglicherweise nicht gelungen ist. Darüber hinaus teilte mir Herr Le Monnier zu dieser Passage auch die Konjunktion des Sterns g oder von Celaeno mit dem Mond mit, der sich seiner Ansicht nach um 10h 34′ wahrer Zeit in dieser Position befand. Da dieser Stern zu diesem Zeitpunkt in der Linie der Hörner zu sehen war, notiert er die Entfernung nicht.

Ich hatte Ihnen bereits in meinem Brief vom 25. September 1748 mitgeteilt, dass ich die drei Sternbedeckungen durch den Mond, die Sie am 22. Februar, 4. Mai und 10. Juli 1748 in Nürnberg beobachtet haben, nicht gesehen und versäumt habe, die anderen Astronomen in Paris zu fragen, ob sie diese beobachteten. Dies werde ich nun nachholen und Ihnen in die ersteren mitteilen (siehe Nachtrag).

In meinem Brief vom 25. September 1748 habe ich Ihnen mitgeteilt, was sich aus dem Vergleich unserer Beobachtungen bei der Immersion des ersten [Jupiter-]Mondes am 10. Juli desselben Jahres ergab. Daraus ergab sich nach der gegenseitigen Korrektur unserer Teleskope eine Differenz unserer Meridiane von 34′ 28″. Ich habe Herrn Maraldi noch nicht zu dieser Beobachtung befragt, um zu sehen, inwiefern sie mit meiner übereinstimmt. Ich werde ihn nach seiner Rückkehr vom Land nach dem Martinstag danach fragen und Sie informieren.

Was den berühmten Durchgang des Mondes durch die Plejaden am Morgen des 16. August 1748 betrifft, über den Sie mir in Ihrem letzten Brief vom 11. April dieses Jahres Ihre Beobachtungen aus Nürnberg mitgeteilt haben. Obwohl alle beobachtenden Astronomen in Paris diesen beachtet haben, werden Sie über die Diskrepanz ihrer Beobachtungen überrascht sein. Hier ist, was sie mir mitteilten und was ich unabhängig von ihnen beobachtete. Hier ist zunächst meine Beobachtung.

Als ich mit der Beobachtung begann, war Celaeno oder der Stern g bereits am Himmel erschienen. Den Eintritt von Taygeta oder Stern e beobachtete ich um 2h 45′ 5″ wahrer Zeit mit einem 5,5-Meter-Teleskop. Elektra oder Stern b erschien mir in Konjunktion mit dem Mond (in der Linie der Hörner) um etwa 2h 59′ 10″. Maia oder der Stern c erschien mir um 3h 6′ 25″ und der obere, der weniger helle der beiden kleinen Sterne, aus denen der Stern o oder Asterope besteht, trat um 3h 12′ 40″ ein. Ich habe die Beobachtung des helleren dieser beiden Sterne vermerkt. Alle diese Immersionen wurden mit einem guten 18-Fuß-Teleskop beobachtet, das nicht zu groß war, um diese kleinen Sterne bis zu ihrem vollständigen Verschwinden am beleuchteten Rand des Mondes verfolgen zu können; Die Schwierigkeit, ein so langes Teleskop aufgrund der großen Höhe des Mondes zu benutzen, könnte die Genauigkeit der Beobachtung beeinträchtigt und diese Immersionen auf ein oder zwei Sekunden genau zweifelhaft gemacht haben; Das war vor allem bei dem Stern Asterope der Fall, den ich am Rand des Mondes am schwersten beobachten konnte. Was die erwarteten Emersionen aus dem dunklen Teil des Mondes betrifft, so begnügte ich mich mit einem 8-Fuß-Teleskop, mit dem ich genau den Aufgang von Celaeno oder dem Stern g um 3h 30′ 19″ und den des Sterns e oder Taygeta um 3h 58′ 10″ beobachtete. Letztere Emerison ist jedoch etwas zweifelhaft, da Wolken aufzogen und sich ansammelten, sodass der Mond für den Rest der Nacht vollständig verschwand. Zwischen diesen beiden Emerisonen beobachtete ich außerdem die scheinbare Konjunktion des Mondes mit Merope oder dem Stern d um etwa 3h 44′ 10″.

Herr Abbé de la Caille, Verfasser der in Paris veröffentlichten Ephemeriden und ein sehr genauer Beobachter, teilte mir seine Beobachtung wie folgt mit:

16. August 1748, Paris, Morgengrauen am Collège Mazarin.

3h 44′ 37″ Immersion von Taygeta, [beobachtet mit einem] 12schuhigen Teleskop.

3    59   50   Emersion 5schuhiges Teleskop
2    59   35   Electra in einer Linie zwischen den Hörnern
3      6    4½   Immersion von Maia 12schuhiges Teleskop
3    30   14   Emersion vpn Celaeno 5schuhiges Teleskop

Hier ist die Beobachtung von Herrn Bouguer, wie er sie mir mitteilte. Er beobachtete in der Rue des Postes in Paris.

den 16. August 1748, mit einem 8schuhigen Teleskop

Taygeta tritt um 2h 44′ 39″ wahrer Zeit in den hellen Teil des Mondes ein, etwa bei ein Drittel der Entfernung zwischen Galileo und Grimaldi, Maya um 3h 05′ 58″. Die Uhrzeitangabe kann um einige Sekunden ungenau sein: Der Mittag wurde täglich anhand des Mauerquadranten bestimmt, die entsprechenden Höhenangaben wurden jedoch nur am 5. desselben Monats herangezogen. Aus der ermittelten Differenz wurde der wahre Mittag des 16. August bestimmt.

Zu den weiteren Beobachtern aus Paris gehörten die Herren Cassini und Maraldi sowie Herr Chabert, ein Marineoffizier, dem Herr Le Monnier diese Beobachtung empfohlen hatte, als er sich in Schottland aufhielt, wo er die letzte Sonnenfinsternis beobachtet hatte. Ich kann Ihnen ihre Beobachtungen jedoch erst nach der Rückkehr der Herren Cassini und Maraldi von ihrer Reise zukommen lassen, da noch einige Informationen von diesen Herren gesammelt werden müssen, die sich nicht darüber einig sind, was sie mir aufgrund ihrer Beobachtungen mitgeteilt haben.

Bezüglich des Durchgangs des Mondes durch die Plejaden am 9. Oktober des vergangenen Jahres, den Sie zu Ihrer Zufriedenheit so deutlich beobachten konnten, bedauere ich sehr, dass die Wolken, die den Mond die ganze Nacht bedeckten, mich daran hinderten, ihn zu beobachten. Ich habe Ihnen bisher alle Beobachtungen mitgeteilt, die Ihren entsprechen. Ich erwarte die Fortsetzung mit Spannung, egal ob Sie sie mir handschriftlich oder gedruckt zukommen lassen. Ich verspreche Ihnen unsere entsprechenden Beobachtungen stets zuzusenden, unter der einzigen Bedingung, dass Sie diese für Ihren eigenen Gebrauch aufbewahren und nicht drucken lassen, bevor wir es tun. Ich erwarte mit Spannung den ersten Band Ihrer kosmographischen Ephemeriden, dessen Fertigstellung Sie mir im vergangenen September mitgeteilt haben. Darin sollen alle Ihre Beobachtungen zur letzten Sonnenfinsternis sowie Ihre eigenen Aufzeichnungen aus den Jahren 1747 und 1748 enthalten sein. Ich weiß nicht, in welcher Sprache Sie das Werk drucken lassen; Latein oder Französisch, beides wesentlich verbreitetere Sprachen als Deutsch, wären angemessen. Veröffentlichen Sie in dieser Arbeit lediglich die reinen Beobachtungen? Oder beziehen Sie auch Vergleiche zwischen diesen Beobachtungen und den daraus ableitbaren astronomischen und geographischen Ergebnissen und Bestimmungen mit ein? In Ihrem Brief vom 6. September des vergangenen Jahres erwähnen Sie die Unsicherheit bei der Bestimmung geografischer Längengrade aus Mondfinsternissen und sogar mit Hilfe der Jupitermonde. Sie scheinen Sonnenfinsternisse und Mondbedeckungen von Fixsternen zu bevorzugen, da diese bis auf die Sekunde genau beobachtet werden können. In diesem Punkt teile ich Ihre Meinung; was jedoch Ihre Ergänzung betrifft, dass für die Parallaxenreduktion bei solchen Finsternissen nur ein geringer Aufwand erforderlich sei und dass die für diese Berechnung relevanten Elemente mit ausreichender Genauigkeit bekannt seien, so bin ich nicht ganz Ihrer Ansicht. In meinem Schreiben vom 3. März dieses Jahres habe ich Sie über die Schwierigkeiten informiert, die mir bei der Verwendung solcher Beobachtungen zur Bestimmung von Längengraden begegnet sind. Diese Schwierigkeit ergibt sich zum Teil aus der ellipsoiden Form der Erde, die berücksichtigt werden muss und die dazu führt, dass die Parallaxen des Mondes viel stärker variieren als bei einer Kugelform. Das Hauptproblem ist jedoch der Umfang der Berechnungen, die zur Korrektur der Position des Mondes anhand von Beobachtungen durchgeführt werden müssen, da man aus solchen Beobachtungen nicht sicher geografische Längengrade ableiten kann, es sei denn, man hat die Position des Mondes sowohl in der Länge als auch in der Breite korrigiert und den Halbdurchmesser des Mondes und seine horizontale Parallaxe bestimmt, was viele Berechnungen und Versuche erfordert; Ich habe diese theoretischen Schwierigkeiten endlich überwunden; allerdings konnte ich die Berechnung aufgrund anderer Verpflichtungen während der letzten Sonnenfinsternis nicht wie gewünscht vollumfänglich nutzen. Ich würde mir wünschen, dass andere Astronomen dasselbe versuchen, um die Schwierigkeit, oder zumindest den Umfang der Berechnung, vollends zu erfassen. Sollten sie dies tun, ist es jedoch unerlässlich, dass sie uns mitteilen, mit welcher Methode und mit welcher Genauigkeit sie die Mondparallaxen berechnen.

Die hier beschriebenen Methoden sind jedoch besonders nützlich für die Praxis, denn neben ihrer Bedeutung für die Vervollkommnung der Geographie liefern sie uns sehr genaue Positionsangaben des Mondes in Längen- und Breitengrad und ermöglichen es uns, die Mondparallaxe so häufig oder sogar genauer zu bestimmen als mit anderen Methoden. Aus diesen Gründen bitte ich Sie, sich dieser Forschung so intensiv wie möglich zu widmen und mir Ihre Ergebnisse detailliert mitzuteilen.

Ich warte noch immer auf die Antwort von Herrn Frantz bezüglich der Aufträge, die ich ihm in meinem Schreiben vom 27. Mai 1748 erteilt habe. Er antwortete zwar am darauffolgenden 18. August; seither habe ich jedoch das Paket, dessen Zusendung er mir damals durch Herrn Julien versprochen hatte, noch nicht erhalten. Neben den Büchern, die ich bei Herrn Frantz bestellt hatte, befand sich ein kleines Päckchen in seiner Sendung, das er für mich vom verstorbenen Berliner Buchhändler Herrn Haude erhalten hatte. Obwohl Herr Julien eine Lieferung aus Nürnberg erhielt, waren meine beiden Päckchen dort nicht zu finden. Ich bitte Sie daher, Herrn Frantz diesbezüglich zu befragen und ihm meine besten Grüße auszurichten. Wie geht es Herrn Doppelmaier? Da ich ja nicht mehr mit Deutschen zusammen bin wie während meines Aufenthalts in Russland, habe ich nichts darüber gehört, was unter den Professoren in Deutschland vor sich geht. Ich weiß, dass Herr Franz durch seine Reise nach Wien abgelenkt war, möchte aber jetzt wissen, ob er zurückgekehrt ist, was ich erhoffen muss, um in Zukunft einen schnelleren Versand solcher Sendungen zu gewährleisten.

Mein Interesse an Geographie weckt in mir den Wunsch, den Beginn Ihrer geographischen Ephemeriden mitzuerleben. Ich wäre Ihnen dankbar, wenn Sie mir ein Exemplar zukommen lassen könnten, sobald diese zur Veröffentlichung bereit sind. Ich hoffe, später, sobald ich Ihren Plan gesehen habe, dazu beitragen zu können, vorausgesetzt, er ist in Französisch oder Latein verfasst.

Ich hoffe, dass Sie, wie Sie es vorgeschlagen hatten, weiterhin die Meridianhöhen der Fixsterne oder besser gesagt die Entfernungen derjenigen Sterne zum Zenit beobachten werden, die nur 3 Grad davon entfernt sind, da das Instrument, das Sie dafür verwenden, keine größere Reichweite hat. In Ihrem Brief vom 6. September 1748 teilten Sie mir mit, dass Sie die Entfernungen von γ des Drachen und α des Perseus an Ihrem Zenit beobachtet und mit denjenigen verglichen h&aum;tten, die Herr Cassini und Le Monnier im Jahr 1740 für Paris ermittelt hatten, dass Sie sie aber auch mit einigen neueren Daten vergleichen wollten, die Ihnen zu diesem Zeitpunkt noch nicht vorlagen. In Ihrem letzten Brief vom 11. April 1749 fügten Sie hinzu, dass Sie beabsichtigten, diesen Sommer die Beobachtungen der Sterne fortzusetzen, die den Zenit von Nürnberg passieren würden, wobei Sie sich vor allem auf μ des Großen Bären konzentrierten, der dort im Juni in der Abenddämmerung vorbeiziehen sollte, sowie auf μ und γ des Drachen, die dort im August und September vorbeiziehen sollten. Abschließend ließen Sie durchblicken, dass Sie sich sehr freuen würden, wenn ich mir die Mühe machen würde, diese Beobachtungen gemeinsam mit Ihnen durchzuführen. Obwohl ich diese Beobachtungen nicht gemacht habe und auch kein Instrument zu diesem Zweck besitze, das annähernd so groß ist wie Ihres, von dem Sie mir sagen, dass es 8 Fuß lang ist, können Sie mir dennoch alle Ihre Beobachtungen mitteilen, und ich werde Ihnen die entsprechenden Beobachtungen unserer hier ansässigen Astronomen zukommen lassen, die sich mit dieser Art von Forschung beschäftigen und über die am besten geeigneten Instrumente verfügen. Die Suche nach dem genauen Höhenunterschied zwischen uns und dem Pol ist für die Astronomie von großem Nutzen, da in diesen beiden berühmten Städten über so lange Zeit Beobachtungen durchgeführt wurden. Die alten Beobachtungen, insbesondere jene von Walther, die Herr L'Abbé de la Caille in diesem Jahr genauer untersucht hat als je zuvor und aus denen er alle Elemente der Sonnentheorie zu Walthers Zeiten abgeleitet hat, diese Beobachtungen, sage ich, verglichen mit denen, die Sie machen können, können äußerst nützlich sein, um die Veränderungen zu untersuchen, die in der Schiefe der Ekliptik, der Höhe des Pols, dem Ort des Sonnenapogäums, der Exzentrizität ihrer Umlaufbahn usw. aufgetreten sein können. Hierfür müssen Sie jedoch den tatsächlichen Lägenunterschied zwischen dem Ort in Nürnberg, an dem Sie beobachten, und den beiden verschiedenen Orten, an denen Walther beobachtete (von denen noch Spuren vorhanden sind), ermitteln, zu dem Sie die Lage der Sternwarte von Herrn Wurzelbaur hinzufügen müssen; denn obwohl heute sicher ist, dass er sich hinsichtlich der Größe der Brechungen und der Höhe des von ihm ermittelten Pols und folglich auch hinsichtlich der anderen Elemente der Sonnentheorie, die sich daraus ergeben, erheblich geirrt hat; seine Beobachtungen können immer korrigiert werden, und deshalb verdienen sie es, aufbewahrt und mit Ihren verglichen zu werden, und sei es nur, um zu sehen, mit welcher Genauigkeit er mit seinen Instrumenten ohne Teleskop in der Art von Hevelius und Tycho usw. beobachten konnte.

Ich verbleibe mit aller möglichen Respekt und Hochachtung
  geehrter Herr

Ihr demütigster und
gehorsamster Diener
Delisle.


P.S. Hier sind die Beobachtungen, die mir Herr Le Monnier mitteilte und die Ihren vom 22. Februar, 4. Mai und 9. Juli 1748 entsprechen. Diese machte er am Morgen des 21. Februar um 5h 2′. 5″. wahrer Ortszeit in Paris. Die beiden Hörner des Mondes lagen um 0h 57′ 14″ ¼ vor Antares oder 2. C. am Muralquadrant (mit einem Radius von 5 Fuß), wobei sich sein unterer Rand in einer scheinbaren Entfernung von 74° 38′ 47″ ½ im Zenit befand (die Höhe des Pols am Ort dieser Beobachtungen beträgt etwa 48° 52′ 5&Prime).

Am 22. Februar um 6:30 Uhr beobachtete Herr Le Monnier den Mond mit einem 14-Fuß-Teleskop. Dabei sah er den Stern τ des Sternbilds ♏ nicht, der laut Berechnung erst um 6h 41′ ¾ verfinstern sollte.

Am 4. Mai 1748 wurde der Stern δ des Krebses mit einem 14-Fuß-Teleskop um 9h 23′.9″.½ (wahre Zeit) vom Mond verfinstert, und das Auftauchen konnte mit demselben Teleskop um 10h 12′.51″ oder 52″ recht gut beobachtet werden.

Am 9. Juli 1748 hatte Herr Le Monnier auf dem Weg nach Schottland einen Marineoffizier in seiner Pariser Sternwarte zurückgelassen. Dieser berichtete, dass er aufgrund eines aus dem Süden kommenden Sturms die Beobachtung der Mondfinsternis verpasst hatte. Am selben Tag, dem 9. Juli, um 11h15′ 22″, hatte der Mondrand jedoch tatsächlich den Meridian überquert und befand sich fast auf derselben Höhe wie Antares, der diesem Rand um 2h 18′ 45″ vorausgegangen war (360°: 0′ 0″ entsprachen 23h 56′ 11″). Schließlich wurde die scheinbare Entfernung des oberen Mondrandes - der Mond im Zenit - von 75° 23′ 10″ und die des Antares von 74° 38′ 50″ aus beobachtet, und zwar an dem Ort, dessen Breitengrad ich oben angegeben habe.

Wenn unsere Astronomen nach den Feiertagen von ihren Feldmissionen zurückkehren, werde ich sie fragen, ob sie weitere Beobachtungen gemacht haben.


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Fußnoten

  1. Joseph-Nicolas Delisle (04.04.1688–11.091768) hielt sich von 1725 bis 1747 als Astronom in St. Petersburg auf, dann kehrte er nach Paris zurück. Er stand mit zahlreichen Nürnberger Astronomen in Kontakt.

  2. Pierre Charles Lemonnier (23.11.1715–02.04.1799) war ein bekannter französischer Astronom. Sein Vater war der Philosoph und Mathematiker Pierre Lemonnier (28.06.1675–27.11.1757).

  3. Der Jesuit Giovanni Battista Riccioli (17.04.1598–25.06.1671) war ein bekannter italienischer Astronom.

  4. Guiseppe Campani (1635–1715) wurde vor allem als Hersteller von Teleskopen bekannt.

  5. Giovanni Domenico Maraldi (17.041709–14.11.1788) war ein in Italien geborener Astronom, der in Paris lebte und beobachtete.

  6. Der Martinstag ist der 11. November.

  7. Nicolas-Louis de Lacaille (15.03.1713–21.03.1762) war vor allem dafür bekannt geworden, dass er 1750 ans Kap der guten Hoffnung reiste und von dort den südlichen Sternenhimmel vermaß. 1754 kehrte er nach Paris zuück und nahm dort wieder seinen Lehrstuhl für Mathematik am Collège Mazarin ein.

  8. Pierre Bouguer (16.02.1698–15.08.1758) war ein französischer Astronom, Geodät und Physiker.

  9. César François Cassini de Thury (Cassini III, 17.06.1714–04.09.1784) war ein bekannter französischer Geodät und Astronom.

  10. Der italienische Astronom Giovanni Domenico Maraldi (17.04.1709–14.11.1788) lebte in Paris.

  11. Joseph-Bernard de Chabert de Cogolin (18.02.1724–02.12.1805) war Marineoffizier, Hydrograph und Autor.

  12. Kosmographische Nachrichten und Sammlungen auf das Jahr 1748. Nürnberg: Homann 1750.

  13. Roch Joseph Julien ist von 1751 bis 1768 als Buchhändler in Paris nachweisbar.

  14. Johann Ambrosius Haude (04.04.1690–17.05.1748) war Buchhändler in Berlin gewesen.

  15. Franz hatte sich 1749 18 Wochen in Wien aufgehalten.

  16. Der Danziger Astronom Johannes Hevelius (28.01.1611–28.01.1687) gilt als Begründer der Selenographie.

  17. Tycho Brahe (15.12.1546–24.10.1601) war einer der bedeutendsten Astronomen seiner Zeit.


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